L’industrie suisse veut définir les standards de blockchain



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Des acteurs majeurs du secteur financier, de la technologie, du monde universitaire et du secteur juridique en Suisse ont décidé de constituer une association – la Capital Markets and Technology Association (CMTA) – pour faciliter l'utilisation de la blockchain dans les marchés financiers.

"La technologie blockchain a le potentiel de réduire la complexité du marché des capitaux et d'en faciliter l'accès aux start-ups. Le manque actuel de sécurité juridique ralentit cependant – et peut compromettre – son développement dans ce domaine. En définissant des standards ouverts et soutenus par l'industrie, la CMTA veut faciliter le financement des entreprises et ainsi favoriser la création de valeur pour toute l'économie". Cest du moins ce que semble penser Jacques Iffland, président de la CMTA et associé de Lenz & Staehelin, la plus grande étude d'avocats de Suisse. L'association a été créée par l'étude avec Swissquote et Temenos. Elle a son siège à Genève.

Pour Marc Bürki, CEO de Swissquote, "La combinaison du cadre réglementaire suisse et l'émergence de nouvelles technologies peut simplifier la manière dont les sociétés placent leurs titres et lèvent des capitaux, ainsi que la manière dont les investisseurs peuvent acquérir et négocier ces actifs. Nous nous réjouissons de participer à un projet qui ouvre des perspectives pour les entreprises et le marché".

La CMTA va s'employer à créer des standards ouverts et des outils permettant tant aux sociétés établies qu'aux start-ups d'obtenir du capital et de lever des fonds de façon sûre et efficace, en utilisant les nouvelles technologies et en tirant profit de la digitalisation.

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